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vendredi 27 novembre 2020

L'île en noir et blanc

Au tout petit matin

avant que le soleil ne fasse surgir

des bleus froids

d'un océan frisé largement de blanc

l'île est ainsi

en noir et blanc.

Genre un endroit

qui aurait échappé

à la course du temps.

Style un espace

qui n'aurait pas été touché

par la volée des ans.

Bon

il s'est aussi avéré

que des marées noires

viennent transformer l'île

en noir et noir

en un instant.

Ecoutez les hommes en parler

dans "Instantanés du monde à Dassen Island"

Photographie©Anne Bonneau

 

jeudi 26 novembre 2020

Télétravail

C'est là son bureau.

Chaque jour Leigh Ann vient s'asseoir

devant le sujet qui la concerne

et observe

crayons en main.

Elle est illustratrice

spécialisée dans les dessins naturalistes.

Ici

à Dassen Island

entre les tortues

les oiseaux

les coquillages

et même une flore discrète

Leigh Ann nage dans le bonheur.

Ecoutez sa vie

et son drôle de job

dans son bureau

sur un îlot minuscule

dans "Instantanés du monde à Dassen island"

Photographie©Anne Bonneau

 

mercredi 25 novembre 2020

Ne touche à rien!


C'est la règle dans une réserve naturelle

comme celle de Dassen Island

au large de l'Afrique du sud

tu viens si on t'y invite

et TU NE TOUCHES A RIEN!

Bon, je ne suis pas du genre à rapporter des plumes ou des cailloux

surtout quand il y a des sons tellement plus beaux à saisir!

Mais là quand même

difficile quand on croise une battle de tortues

défendant leur territoire

de rester les mains dans les poches.

Parce qu'il y en a forcément une qui perd la lutte

et donc

se retrouve les quatre fers en l'air

et devient la proie des oiseaux de mer

aux becs plus costauds qu'un ouvre-boite électrique.

ON NE TOUCHE A RIEN!

on ne remet pas la perdante sur ses pattes.

C'est la loi de la nature.

Cruel?

Ecoutez les avis de ceux qui vivent là

et voient ça tous les jours

dans "Instantanés du monde à Dassen Island"

PS : promis, je n'ai touché à RIEN!

Photographie©Anne Bonneau


mardi 24 novembre 2020

Veiller aux grains

Il fait beau comme ça

ne vous y fiez pas.

Ils sont trois ou quatre sur Dassen Island

à veiller aux grains

qui peuvent vous tomber sur le nez à l'improviste.

Si les gardiens du phare sont les premiers concernés

Anton, le scientifique

ne laisse pas sa part 

au chien qui n'a pas sa place ici.

Vous me suivez?

Anton est ornithologue

et il veille

sur la population de bestioles de toutes plumes

qui trouvent la plage déserte

plutôt sympa

sans chien.

Mais je m'égare

écoutez plutôt Anton

vous raconter son job

sa vie

dans "Instantanés du monde à Dassen Island"

Photographie©Anne Bonneau

 

lundi 23 novembre 2020

S'échouer au bout du monde

Le bout du monde

il pourrait être ici aussi.

Sur cet îlot sud-africain

rattaché au grand continent

par d’hypothétiques navires

et de plus rares encore 

visiteurs des airs...

Un lieu préservé

de tout ou presque

qui a pour vocation

de tenir le cap

d'arrêter le temps

ou de le laisser filer

librement

entre vents et marées.

Ile déserte?

Presque...

On vous y emmène

dans "Instantanés du monde à Dassen Island"

Photographie©Anne Bonneau


 

vendredi 17 juillet 2020

Les heures de transe

ça dure des heures.
Les tambours sonnent
les voix entonnent
la transe prend l'une ou l'autre
et pendant ce long temps
Ruth, l'apprentie sangoma
attend
assiste
assise
écoute
n'en perd pas une miette
se laisse porter par cet état étrange
de passivité
qui ne lui ressemble pas
ou laisse divaguer son esprit
en tout cas
est accueillie
comme à la maison.
En fait,
ça l’énerve.
Elle n'avait pas prévu ça dans sa vie.
Elle raconte
écoutez sa fraîcheur dans "Instantanés du monde, à Hluhluwe"
Photographie©Anne Bonneau

jeudi 16 juillet 2020

De terre et de racines

Elles s'étaient toutes préparées
durant des heures
leurs cheveux
leur visage
leur vêtements
leurs ornements.
Et puis la chef
Hinzelike
a décidé
qu'il manquait encore quelque chose
et elles ont disparu
en file
dans les brousses alentours.
Car pour guérir il faut des mots
des chants
des prières
et
des plantes.
Elles sont revenues
racines en main
prêtes à se plonger
dans une conversation
avec le passé...
Ecoutez-les dans "Instantanés du monde à Hluhluwe"
Photographie©Anne Bonneau

mercredi 15 juillet 2020

L'habit qui fait la guérisseuse

Pour vous parler de son diplôme
qu'elle exhibe avec fierté
Hinzelike demande un instant
pour passer
son habit.
Oubliées les nattes enduites de graisse et de terre
les perles en sautoir
les accessoires de plumes et de crin?
Pas vraiment.
Juste, relégués
pour un instant
mais en vérité
cohabitant
en bonne intelligence.
Laissez cette initiatrice en chef
vous dévoiler son parcours de guérisseuse
dans "Instantanés du monde à Hluhluwe"
Photographie©Anne Bonneau

mardi 14 juillet 2020

Cérémonies en petit comité

Il y a bien quelques gamins
qui regardent ça un peu de loin.
Et encore, peut-être même
qu'ils nous regardent nous
et nos yeux écarquillés.
Eux sont plutôt blasés
par ce qui se passe sous le manguier.
Une cérémonie
parmi tant d'autres
à laquelle doit se plier
Ruth
pour pouvoir prétendre
à son statut de guérisseuse.
Il y a des percussions
des chants
des pasalmodies
des trucs qu'on ne comprend pas
et même Ruth avoue parfois
que ça lui passe au-dessus de la tête.
Mais Ruth est aussi journaliste
et écrivain
et du coup
elle n'hésite pas
sitôt les looooooongues cérémonies terminées
à bombarder de questions les participantes.
Tout ce que j'aime!
Ecoutez-la dans "Instantanés du monde à Hluhluwe"
Photographie©Anne Bonneau

lundi 13 juillet 2020

Etre choisie

Elles sont une dizaine à vivre ici
dans ce village
entre elles.
Entre femmes de pouvoir
du pouvoir de guérir.
Un choix?
Pas sûr.
Ruth, prétendante au titre
-je ne devrais même pas écrire ça
elle ne prétend à rien!-
Ruth, apprentie guérisseuse
vous l'explique :
"Je n’ai pas choisi d’être guérisseuse. 
Je pense que j’ai été choisie par mes ancêtres pour être guérisseuse. 
Ce n’est pas le genre de chose que vous choisissez d’être. 
C’est un appel.
En fait, vous êtes tiraillée, harcelée, même si vous résistez de toutes vos forces.
Je n’ai pas choisi.
Je me suis rendue."
Ecoutez cette femme passionnante dans "Instantanés du monde à Hluhluwe"
Photographie©Anne Bonneau

dimanche 12 juillet 2020

Chemins de traverse

C'est la magie des rencontres
c'est une histoire que l'on n'aurait pas pu imaginer
même si ces derniers temps
on a tous compris
qu'il y a des histoires
que vraiment
on ne pouvait pas imaginer!
Laissez-moi vous raconter :
on avait rencontré Ruth à Johannesbourg
lors de la préparation d'un documentaire
sur le jazz.
Ruth est journaliste
spécialisée
le jazz c'est son truc.
Sauf que quand on cause on cause
et là avec elle
on cause d'autre chose.
De la médecine traditionnelle en Afrique du sud
ça m’intéresse.
Et surprise
Ruth m'avoue du bout des lèvres
qu'elle suit une formation
pour devenir guérisseuse.
Une nouvelle qui va nous transporter loin.
Ecoutez-voir, jusqu'à un village de guérisseuses
au fin fond du KwaZulu-Natal
Allons!
C'est dans "Instantanés du monde à Hluhluwe"
Photographie©Anne Bonneau

vendredi 21 février 2020

L'amour du vide

L'amour du vide
enfin du calme
de l'espace
du temps illimité
c'est un peu
ce qui a motivé Peter
à être gardien de phare.
Enfin
juste après l'amour du surf.
En vérité en vérité
il n'y a que les rares journées ensoleillées
qui évoquent le vide.
Sinon c'est guerre des nuages perpétuelle
et giclées d'embruns
sifflement de vents
et claquements de vagues.
D'accord
on ne peut pas appeler ça le vide
ni même le calme
mais de l'espace
aaaahhhhh oui!
Peter en parle beaucoup mieux
Ecoutez-le dans "Instantanés du monde à Kommetjie"
Photographie©Anne Bonneau

jeudi 20 février 2020

Horloger de la mer

Des rituels d'horloger.
C'est un peu ce qu'il entretient
Peter
chaque jour passé
au bout du bout du monde
à la pointe de l'Afrique du Sud
dans son phare de Kommetjie.
Relevé des marées, des vents, que sais-je encore
et vérification perpétuelle
que la mécanique
roule
et tourne
et roule
et illumine le monde
enfin ce qu'est le monde ici bas
un maelstrom d'eau et de fureur.
Sa routine d’horloger ne serait-elle pas le moyen
de s'y retrouver
dans ce déchaînement perpétuel?
Ecoutez Peter en parler dans "Instantanés du monde à Kommetjie"
Photographie©Anne Bonneau

mercredi 19 février 2020

Exil obligé

C'est le règlement
c'est un passage obligé
pour tout gardien de phare
vivre
sur une île
au large des côtes sud-africaines.
L'île où Peter a passé quelques mois
n'est pas franchement déserte.
Des colonies de manchots la peuplent.
Evidemment
ça manque un peu de conversation
surtout à l'époque
ou ni téléphone portable
ni internet n'existait.
On appelait ça être coupé du monde.
Enfin presque
car le gardien de phare avait tout de même
une radio.
Plongez-vous dans un éden spatial et temporel
dans "Instantanés du monde à Kommetjie"
Photographie©Anne Bonneau

mardi 18 février 2020

Ne jamais dormir

ok il dormait Peter
le gardien de phare
quand ce ravitailleur s'est échoué.
Mais son phare, lui, tournait bel et bien!
C'est le capitaine du bateau qui l'a appelé
à quelques rocs de l'île de Dassen.
Peter vous en parle avec détachement aujourd'hui
de sa première expérience de naufrage
alors qu'il était arrivé il y avait à peine un mois
à son poste de gardien
sur cette île à la pointe de l'Afrique du Sud...
Mauvais temps!
Ecoutez-le dans "Instantanés du monde à Kommetjie"
Photographie©Anne Bonneau

lundi 17 février 2020

Vivre de l'eau


"Lorsque j'étais enfant, à 5, 6 ans, j'ai grandi dans un village au bord de la mer, cela s'appelait Fishoek, c'est sur la côte de False Bay. C'est là que mon amour de la mer s'est développé, avec la natation, le surf et la plongée. Après quelques années à Fishoek nous avons déménagé à Kommetjie, où le surf était encore plus pratiqué qu'à False Bay. Je passais la plupart de mon temps à surfer.
Je travaillais aussi avec mon père qui était mécanicien; il avait un garage à Kommetjie; Il m'arrivait donc de réparer parfois la voiture du gardien de phare.
Malgré ma passion pour le surf, j'ai jugé qu'il serait préférable de reprendre des études sérieuses, afin de pouvoir devenir gardien de phare."
Découvrez la vie extraordinaire de Peter
Photographie©Anne Bonneau


lundi 4 avril 2016

Plus haut!

Les yeux en l’air
fixés sur une jeune fille attachée à un câble
à cinq mètres de haut, 
Brent Van Rensburg sait ce qu’est une enfance au cirque. 
Il ne relâche ni son attention ni ses conseils intransigeants. 
Brent a passé une bonne partie de sa vie à cinq, 
dix 
ou quinze mètres à voler au-dessus du sol.
 A 45 ans, ce Sud-Africain passionné par le cirque consent à toucher un peu la terre ferme. 
Depuis qu’il a créé, avec son épouse française, en 1992 Zip Zap Circus : une école de cirque un peu spéciale : école gratuite, ouverte à tous.
La jeune fille enchaîne les arabesques pendue par les pieds.
Brent veille
rectifie une position
conseille. 
Il fut un temps où le trapèze était l’habitat préféré de ce grand homme athlétique au sourire rassurant. Sur terre
mais toujours en mouvement
en action
la passion vrillée au corps. 
Celui que l’on surnomme « cheveux dans le vent », n’a pas perdu sa foi au fil des années…
Ecoutez-le, dans "Instantanés du monde au Cap", à 13H30 sur La1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

lundi 8 février 2016

L’école de l’équilibre


C’est en 1992 que la Française Laurence Estève a découvert l’Afrique du Sud.
Une période où l’équilibre s’exprimait là-bas par la dualité que l’on sait.
Noir ou blanc.
Pas le genre de Laurence, les préjugés quels qu’ils soient.
Elle arrive ici dans les basques d’un ami, qui deviendra son mari.
Ils créent ensemble une école de cirque, ouverte à tous les enfants, gratuite, et sans esprit de compétition. Une école de l’humanité où chacun a sa place, où le partage et la confiance sont les maitres mots. La douleur, les courbatures, la peur du vide et les ampoules aussi. Bref, un monde entier, qui poursuit la mission que Laurence et son mari Brendt lui ont confiée, il y maintenant 20 ans ! Suivez Laurence dans son quotidien, à l’école du cirque, dans cette délicate recherche de l’équilibre propre à chacun…
"Instantanés du monde, au Cap", à écouter à 13H30 sur
la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

vendredi 2 octobre 2015

Eh bien rêvez maintenant!

ça a l'air trop facile comme ça
à faire
et trop fun aussi.
C'est ainsi
que des volées de gamins
entrent un jour
à l'école du cirque Zip Zap
parce qu'ils ont vu
des spectacles
donnés par ces artistes en herbe
(et déjà super talentueux!!!)
et qu'ils veulent faire
pareil.
Sans savoir
le mal au dos
les mains en lambeaux
sur le trapèze
la peur
le froid
les courbatures
la fatigue.
Certains cessent
certains résistent
et brillent comme l'espoir
d'une humanité
plus belle
plus douce
plus équilibrée.
Qui a dit que c'était facile?
Ecoutez les élèves de Zip Zap
dans "Instantanés du monde au Cap" (cliquez ici pour les entendre)
et pour en savoir encore plus
sur cette école
pas comme les autres
découvrez-les ici.
Photographie©Anne Bonneau

jeudi 1 octobre 2015

Chacun sa roue

Sur les affiches de l'école de cirque
Zip Zap
en Afrique du sud
on peut lire
"des gamins ordinaires qui font des trucs extraordinaires"
Et c'est vrai que c'est tentant
de grimper vers le trapèze volant
quand on voit
la confiance
émanant
de ces ados
débutants.
La confiance
l'esprit d'équipe
ce sont les valeurs
que Laurence et Brendt
les fondateurs de Zip Zap
prônent au quotidien.
Une école ouverte à tous
même à ceux qui ont peur
de grimper tout en haut.
Ceux-là
ils restent à terre.
Même à ceux qui ont peur
de se montrer sur la piste
car enfin
dans une équipe
il y a tant à faire.
Ecoutez Laurence
parler de cette tribu d'artistes
de passionnés du cirque
d'amoureux de la piste
dans "Instantanés du monde au Cap" (cliquez ici pour entendre l'émission)
Photographie©Anne Bonneau