mardi 19 février 2019

Ma chambre au temple

C'est dans sa chambre
au temple
que Bartiy a bien voulu nous rencontrer.
Une toute petite chambre
au pied d'un escalier monumental
avec un lit très haut
sur lequel se reposaient deux ou trois sœurs
de Bartiy.
Comprenez des Hijras.
Elle nous a tout raconté de sa vie
de sa naissance sans sexe déterminé
elle a même voulu non montrer
ce que ça donne sur sa plus jeune disciple.
Bah
on a décliné.
C'était l'heure de la prière.
Je suis montée voir si la prêtresse voulait bien que l'on enregistre
et j'ai laissé Kiran, l’interprète derrière moi
pas très rassurée
dans la petite chambre de Bartiy.
L'aventure ne faisait que commencer...
Ecoutez la suite, dans "Instantanés du monde à Sion"
Photographie©Anne Bonneau

lundi 18 février 2019

Une apparition

Elles surgissent subito
au moment où vous ne vous y attendez pas

au détour d'un chemin
à l'éclat d'un feu rouge
clappant
criant
souriant
d'un rictus parfois sauvage
fortes
et effrayantes pour certains.
Les Hijras.
Impossible de ne pas croiser
ces hommes-femmes
en Inde.
Mais au-delà de la peur qu'elles inspirent
voire du dégoût
de la terreur
et qui sait
de la fascination
dans toutes les classes indiennes
les Hijras
ont elles aussi des castes
des règles de vie
des divinités
des vies
évidemment.
Venez rencontrer l'une d'elle
Bartiy
dans "Instantanés du monde à Sion"
Photographie©Anne Bonneau

vendredi 15 février 2019

Feu de tout bois

Elle carbure au bois
Elisabeth
comme le veut la tradition.
Alors on lui livre des charretées
de bois de filaos
derrière la cuisine
qui elle
est toujours
loin de la maison
rapport au bois des murs
et au feu
sous les daubes et les mijotées.
Sa cuisine est un exemple vivant
du temps d'avant les extincteurs.
A dix pas derrière
aux murs à claire voix
aux ouvertures nombreuses
où passent les employés
tout aussi nombreux
pour le bois
la pêche
les récoltes de légumes ou de fruits dans la cour
ou d'épices dans les plates-bandes proches
bref
un monde
encore vivant
entrez-y dans "Instantanés du monde au Cap"
Photographie©Anne Bonneau