lundi 7 mars 2016

Café, cigarettes et liberté, trilogie sulfureuse de la diva Zanzibarite…

Rencontre avec une légende de Zanzibar. 
Extra-vieille
extra-rebelle
extra-libre
la chanteuse et musicienne Bi Kidude fait figure d’Alien dans la société traditionnelle Zanzibarite. 
De sa gorge monte le son des coraux griffant les vagues de son île. 
Découvrant la musique encore enfant
sur les boutres
dans les chantiers navals
avec les marins Arabes de passage.
Trouvant sa voix en écoutant en cachette la fameuse Siti Binti Saadi
qui n’hésitait pas 
au début du XXème siècle 
à chanter sans voile
à visage découvert… 
Mais là où Bi Kidude exulte
c’est dans l’expression de l’Unyago : 
quand le tambour enflamme ses mains et qu’elle peut époumoner au front des minarets ces chansons lestes destinées aux jeunes femmes…
"Instantanés du monde à Rahaléo" à 13H30 sur La1ère.fr
Photographie © Anne Bonneau

La valeur du point

Combien de points?
Combien d'heures a passé
la grand-mère de Clarisse
sur ce patchwork
que sa petite-fille déplie aujourd'hui avec respect?
On ne fait plus guère ce genre de choses
de nos jours
sur l'île de Raivavae.
Le temps est arrivé ici aussi.
Celui que l'on compte
que l'on mesure
que l'on économise.
Un peu comme
ces bouts de tissus
de fils
qui, mis bout à bout
finissaient
pas écrire
la beauté 
la valeur
de la vie
ici.
Ecoutez Clarisse l'évoquer, dans "Instantanés du monde à Anatonu" (cliquez ici pour entendre l'émission)
Photographie©Anne Bonneau

vendredi 4 mars 2016

Rythm and bois

Quand les journées de travail sont courtes 
ou réduites à peau de chagrin 
ils tapent. 
A tout âge
ils tapent. 
C’est de famille, cette passion pour le toere. 
 Le père les fabrique
la mère l’enseigne
tout le monde joue ensemble
les enfants recrutent autour d’eux ceux qui veulent se saouler de leur rythme 
à en perdre le temps. 
C’est sur la petite île de Tubuai que vous rencontrerez cette famille au rythme dans la peau. 
Quitte à changer de peau si celle-ci gène aux entournures. 
Quelle place a le patrimoine musical de la Polynésie dans l’archipel des Australes ? 
Peut-il nourrir hommes et femmes sensibles à ses attraits ? 
Peut-il se transmettre sans structures officielles ? 
Posez ces questions à Mario et Brigitte 
et vous entendrez l’écho 
que laisse la musique 
dans leur vie 
et celle de la petite communauté de Tubuai.
"Instantanés du monde à Matarua", à 13H30 sur La1ère.fr
Photographie © Anne Bonneau