jeudi 8 mars 2012

Suspicions et passions

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ça le tracasse Monsieur Liang, mon insistance pour aller voir son atelier à Wanyao
je l'entends penser d'ici " Qu'est ce que ces étrangers vont ENCORE raconter de la Chine"
Parce que c'est connu (et confirmé par les interprètes...) les médias ne sont là QUE pour critiquer le pays
Bon
Je ne m'attarderais pas plus sur les raisons du ressenti de la population que sur les arguments des journalistes
Parce qu'on est là pour faire court, hein
Bref, je ne suis pas non plus un agent de la Commission de Sécurité et de l’Hygiène au travail
Mais Monsieur Liang fronce les sourcils, terriblement, et a un air inquiet à chaque fois que je pose une question
Bigre
Il ne se déridera qu'au moment de parler de l'art du thé, et des objets qui l’entourent
Vous pourrez même l'entendre rire, et évoquer la notion de plaisir, dans "Instantanés du monde à Wanyao"
Mais c'était aussi, après m'avoir fait passer une épreuve, comme je n'en avais encore jamais eue...
je vous en parle demain...

mercredi 7 mars 2012

Alimentaire mon cher...

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"Ça vous parait compliqué, mais pour moi c’est facile, c’est ça que j’aime ! C’est même ce qu’il y a de plus simple ici ! C’est pourquoi j’ai choisi de faire ça, parce que c’est facile, on se casse pas la tête !" Chuencho Huing, potière, 20 ans, à entendre dans "Instantanés du monde, à Wanyao"

mardi 6 mars 2012

Travailler plus, pour vivre plus?

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C'est drôle comme cet "adage" me trottait dans la tête, en suivant Monsieur Huang Song Chi chez lui, ce jour là...
Il fallait louvoyer entre les pots de terre qui séchaient partout.
Ses fils s'étaient arrêtés un petit instant pour manger un bol de nouilles, dans la cuisine envahie, elle aussi, par les pots en cours de fabrication
Ils étaient partout, par terre, sur des étagères dans toutes les pièces de leur habitation
Monsieur Huang avait passé sa vie dans la poterie, et se réjouissait que ses fils fassent le même métier que lui
Le plus jeune faisait naître en un tournemain des oeuvres d'art
Il haussait les épaules si l'on extasiait
Modestie feinte ou réelle?
Le marchand qui vendait ses pots grimaçait si nos éloges lui arrivaient aux oreilles
Mais derrière son dos, l'appelait "Maître" devant nous...
Faudrait voir à pas dévaloriser la marchandise devant des acheteurs potentiels, hein...
A écouter, dans "Instantanés du monde à Wanyao"