lundi 7 août 2017

De la braise

C'est le Dr Sujatha qui m'a amenée là
dans cette fabrique d'un autre âge
dans son village 
du Kerala.
Pensant
que cela pourrait m'intéresser
Elle est resté en arrière
bien sage dans son sari
et moi
je me suis jetée
dans ce maelström.
800 degrés
c'est la température
nécessaire pour faire fondre l'alliage
les ouvriers m'ont regardée
bouche bée
tendre mon micro vers les flammes
me couvrir au fil des heures
de la même poussière qu'eux
mâtinée de sueur.
Forcément
ça créé des liens...
écoutez crépitements et confidences
Photographie © Anne Bonneau

samedi 5 août 2017

Les sens multiples

Pas question de venir au marché
sans goûter.
Au marché aux thés en tout cas
cela va de soi
on entre
on goûte
et il y a toujours une donzelle
qui se charge de l'affaire.
Ici
en Chine
on rouvre même des écoles du thé
pour apprendre
à préparer
servir
apprécier
conseiller.
Car cet art
du thé
peu à peu
semble réhabilité.
Alors on y prend goût
on sent
on regarde
on goûte des papilles
et on en cause
comme autour d'une bonne bouteille.
Ecoutez dans "Instantanés du monde au marché de thés de Kunming"
Photographie © Anne Bonneau

vendredi 4 août 2017

Super mode, super cher?

Le thé Pu-Erh était un bel inconnu
jusqu'à ce qu'on lui découvre
des vertus
toutes plus sublimes
les unes que les autres.
Et que je te brûle les graisses
et que je te gomme les rides
et que je te digère les banquets les plus plantureux
et que même
tient
je te rends heureux.
Bon.
Vedette de la décennie en Chine.
Et les autres alors?
Ils profitent de cet appel d'air.
On ne boude pas pour autant
les braves gunpowder
les charmants oolong
les précieuses aiguilles d'argent.
Tout ça
remis au goût du jour
par la mode aussi
des maisons de thés
autrefois interdites.
On en parle dans "Instantanés du monde au marché de thés de Kunming"
Photographie © Anne Bonneau