lundi 18 juin 2012

Coton VS Polyester

Photo AB
Ils vous parlent du sari de coton du Chettinad avec des étoiles dans les yeux
Ils en fabriquent tous les jours
Les tisserands de Kanadukathan
des étoffes magnifiques de simplicité et d'harmonie colorée
de l'anti bling-bling en diable
ça change...
Mais
Jodhi Mani, que vous voyez là à l'ouvrage, tout comme sa patronne Krishnaveni, elles, portent des saris synthétiques
Quand je m'en étonne, Krishnaveni veut aller se changer illico!
et Jodhi Mani hausse les épaules
Quand elle veut, elle en porte, des saris de Chettinad, non mais
Mais là, pour travailler, le sari polyester, c'est tout de même plus confortable
Confortable ou convenable?
Le patron avoue que les Chettiars - entendez les riches du village- se moqueraient d'eux, s'ils portaient des saris Chettinadu...
Tout, sur l'art et la manière de porter un simple sari de coton, dans "Instantanés du monde à Kanadukathan"

vendredi 15 juin 2012

Le nerf de la guerre

Photo AB

On avait bien déjà fait une photo de groupe
Mais ce monsieur voulait être pris tout seul
avec sa moto
et ses dhabbas dans la caisse
et l'air martial qui sied à celui qui connait son rôle, sa place, son importance, que dis-je son importance l'essence de sa tâche
livreur de repas
sans lui, le village s'écroulerait
sans aucun doute
mais oui, sans blague!
écoutez ça: qu'un singe vienne à batifoler sur les toits des palais Chettiars tout autour
et toc, il vous déplace une tuile
un orage passe par là
une mousson
même une mauvais mousson
la fuite
la poutre qui pourrit
le palaisqui part à vau-l'eau
ce monsieur martial, il livre des repas à des personnes âgées
vivant dans ces palais
gardant un oeil sur le toit
voire, aux flaques, s'ils ne peuvent plus lever la tête
et toc, palais sauvé
village préservé
ce monsieur, et l'armée de cuisiniers qui travaillent chaque jour au village de Nachandupatti, sont rémunérés grâce à une association caritative
qui ne reste pas à, se gratter les orteils assis sur le tinnai
Une belle idée, à écouter, dans "Instantanés du monde à Nachandupatti"
Mais, quand même, je me demande si la dame en bleu n’est pas en train de se moquer un peu de lui, ce monsieur


jeudi 14 juin 2012

Pour une pincée de curcuma...

Photo AB
Elles n'ont lieu que tous les deux ans
les enchères du village de Nachandupatti
pas pour faire des affaires
non
juste pour s'étourdir
de la ferveur qui les entoure
des objets de pacotille
qui s'achètent une fortune
pour une association caritative
là, une poignée de curcuma
s'envole sous les vivats
pour 500 €
Oui mais
le curcuma est de bon augure!
que vous en soyez l'heureux acquéreur,
et vous êtes sûr de marier
votre fils
votre fille
dans l'année
et ça, ça n'a pas de prix
euh, si, celui de la dot...